Evelyne Menard | Créez votre badge

La Toussaint en Guadeloupe

LA TOUSSAINT

Une pensée pour Patrick Saint Eloi, décédé le 18 Septembre 2010 au Moule - Guadeloupe

 

Patrick Saint Eloi, c'est l'amour en chansons, l'amour en musique, l'amour pour Patrick

 

C'est la TOUSSAINT et en Guadeloupe c'est la fête. C'est un moment très important dans la vie guadeloupéenne avec le rassemblement, le recueillement.

Les cimetières s'illuminent à la tombée de la nuit sur ces maisons qui ressemblent à un grand échiquier de damier noir et blanc.

Le Yin et le Yang, de la vie et de la mort peuvent être à l'origine ou sinon le blanc est en Afrique ce que le noir est en Europe, une alliance des deux.

Chacun apporte ses bougies et une animation règne autour et dans le cimetière.

Cela peut nous surprendre mais cela fait partie de la tradition car le deuil est partagé par tous. Lors d'un décès il y a les encore des veillées mortuaires avec chants et bougies.

Si vous passez dans la région, allez visiter le cimetière de Morne à L'eau, le plus original, aves ses couleurs de carrelages noir et blanc, parfois rose, bleu. Ce cimetière à une réputation internationale. En plein centre de la Grande Terre, les 1800 tombes s'étagent sur les flancs d'un spendide amphithéatre naturel.

Pendant la Toussaint, c'est la vie qui règne, par l'embrasement des bougies, du bruit, de la joie dans une belle luminosité. Mais il faut voir une quinzaine de jours tout le monde s'affaire pour repeindre les tombes, nettoyé en enlevant les mauvaises herbes et tout est prêt pour accueillir les familles et les amis.

Ces soirs de Toussaint, vendeurs de sorbets, les délicieux bokits, pistaches et sinoballes sont aux abords du cimetière sans oublier le Rhum.

Il y a beaucoup de monde, je n'ai jamais vu autant de monde dans un cimetière. Très impressionnant quand on voit nos cimetières de la métropole aussi triste et à l'abandon. J'ai été touché par cette ambiance de gaieté naturelle. Je n'ai jamais ressentie auparavent autant de convivialité et de chaleur dans un lieu de repos avec ses maisons dont certaines ressemblent à de véritables pavillons sur plusieurs niveaux.

La plus ancienne date de 1847, avant les morts étaient enterrés sur les plantations. Il y a sur l'Iles d'autres cimetières dont les tombes sont recouvertes de lambis, parfois des bassines en métal recouvertes de sables destiné au esclaves. On peut en découvrir au bout de la plage de Port Louis, c'est plus froid qu'à Morne à l'Eau. C'est une page d'histoire

Les défunts peuvent être en paix dans ce lieu magique ou l'on ressent respirer le temps.

Une pensée pour mon papa qui avait visité ce cimetière par une belle journée ensoleillée.

 

Les aînés se souviennent (extrait du site : obsèques funéraires rites antillais)

La mort dénommée aussi "BAZILE" quand elle arrive à un moment inconnu de tous sème toujours la consternation dans les familles mais elle est la preuve d'égalité entre les hommes.

Autrefois peu de gens mouraient à l'hôpital, après les appels à l'aide et les rituels trois coups de "corne" (conque) de l'ambi, tout le voisinage la première émotion passée, était à pied d'oeuvre afin de porter leur soutien aux parents de la famille du défunt.

En raison du manque de moyens de communication, des messagers quels que soient le temps et l'heure, étaient dépêchés à pied ou à cheval, pour prévenir aussi bien la famille vivante, éloignée que tous les gens rencontrés sur leur trajet "Kouri Sikilé" Il n'y avait pas Facebook.....

En règle générale les femmes s'affairaient à l'intérieur alors que les hommes se partageaient les alentours. Les couturières du coin s'occupaient de l'habillement du mort, tandis que d'autres femmes rangeaient la maison, couvraient les miroirs de draps blancs, et paraient le lit des plus attributs après qu'une planche ait été posée sur le matelas afin de maintenir le corps bien droit. Il était aussi de tradition de faire enjamber la dépouille par tous ceux qui avaient peur des morts.

La maison et ses abords pouvaient être balayés mais les ordures laissées dans un coin ne devaient être jetées qu'au lendemain de l'enterrement. Il fallait aussi puiser de l'eau dans la marre ou le puits d'à côté. La toilette mortuaire était confiée à des "matrones" quand le défunt était une femme et à des hommes pour leur semblable. Il était ensuite exposé sur son lit jusqu'à la mise en bière. Il fallait aussi prévoir au cercueil, il n'existait pas d'entreprise de Pompes Funèbres.

La mort ayant toujours été l'occasion d'un grand "Kolé tête" au fur et à mesure que la nouvelle s'était répandue, chacun arrivait avec sa participation, cela pouvait être du rhum, du café, des liqueurs, du sucre, des bougies et voire même quelques sous, cela à tendance à disparaître.

A la tombé de la nuit, on allumait des bougies sur une bonne partie du chemin menant à la maison du défunt, puis l'on faisait un bon café sur des réchauds à charbon "Réchos" ou des foyers "Foyé-Difé".

Tandis qu'à l'intérieur les dévotes entamaient les litanies et égrenaient les chapelets pendant des heures, à l'extérieur régnait une autre animation. Devant la maison des hommes et des femmes dont certains attirés par le chant de la veillée s'étaient mêlés aux proches pour former des cercles, au milieu des quels se trouvaient les chanteurs accompagnés des choeurs de boula : "Boula gyèl" auquel actuellement on a ajouté le tambour "Ka" les joueurs de "Magnolè", de "Boutou", "de Pilé Kakô" les conteurs qui ponctuaient chacun de leurs récits de longs  : "Mésyé krik? Krak Listikrik? listikrk"

Tout au long de la nuit, la foule de spectateurs répondait par des battement de mains aux improvisations de ces acteurs d'un soir. Pendant ce temps, les femmes faisaient le service car si le rhum ne coulait pas à flots ou s'il était servi chichement le parent le plus proche du défunt prenait risque de se voir conspuer par des "Mèt a mo-la gyèl a manman-ou "es ki tini".

Au lever du jour, après un passage dans la chambre du mort, juste le temps comme à l'arrivée d'asperger la dépouille d'eau bénite placée dans une tasse où trempait un bout de rameau béni, chacun s'en allait ensuite vaquer à ses occupations.

Si le mort était due à un suicide ou que la veillée avait été très bruyante le prêtre refusait de célébrer l'enterrement. Celui-ci était réparti en trois classes :

Pour la cérémonie de 1ère classe, l'église était drapée de tenture noires jusqu'à l'entrée principale, le catafalque recouvert aussi de noir, le chantre entonnait les cantiques "libéria" il était accompagné par l'organisme qui jouait de l'harmonium. Le Suisse "chasse coquins" vêtu de noir et coiffé de son tricorne, la canne à la main arpentait l'église afin d'évincer les troubles fêtes.

Pour la cérémonie de 2ème classe l'église était à moitié décorée

La 3ème classe ou "Beniko" était réservée à ceux qui n'étaient pas en harmonie avec les commandements de Dieu, ils devaient se contenter d'une bénédiction sur le parvis de l'église. Quand au suicides surtout ceux morts par pendaison, ils n'avaient droit à aucune cérémonie. 

Pour les cérémonies de 1ère et 2ème classe, ces morts bénéficiaient du son de cloche : "le glas" qui était sonné à 5, 12, 15 ET 18 heures, à l'entrée au libéria à la sortie de l'église et d'une conduite au cimetière où le cercueil avant la descente dans la fos se recevait une dernière bénédiction.

La maison mortuaire ou la maison du défunt était aux environs de midi garnie de draps blancs sur lesquels on avait accroché des feuilles de buis : "les Niches".
Des fleurs étaient cueillis dans les jardins des alentours puis réunies en bouquets ou en couronnes et portés par des volontaires. Juste avant la mise en bière vers 15 heures qui dans les campagnes était annoncée par un coup de corne de lambi, toute la famille et les amis donnaient au mort un dernier baiser sur le front, il fallait veiller à ce qu'aucune larme ne lui tombe dessus, puis on lui déboutonnait les vêtements. Il était ensuite donné deux coups au moment de la fermeture du cercueil et trois derniers au départ du cortège précéder par des cavaliers. La famille proche ne devait pas assister à l'enterrement mais la levée du corps strictement réservée aux hommes de la famille, puis le cercueil était porté par des jeunes qui se relayait. Il était permis seulement après le départ du cortège de jeter l'eau qui avait été placée dans une cuvette sous le lit du mort. Le cercueil ne devait surtout pas être tourné dans la maison et la tradition voulait aussi qu'au retour de l'enterrement l'on ne rende visite aux malades avant d''être revenu à la maison du défunt "déposer le mort" et boire un coup.

Au lendemain de l'enterrement la lessive et un grand nettoyage réunissaient encore les proches et les voisins. Le même jour commençait la prière qui devait durer 9 jours et à l'issu duquel "Le Vénéré" une réception analogue à la veillée était encore réorganisée. Entre temps et pendant 40 jours on allumait une veilleuse "lampe à huile" dans la chambre du décédé. Il fallait aussi attendre que ces 40 jours soient passés avant de se rendre sur la tombe du défunt. Au matin de ce dernier une messe était dite en sa mémoire et l'on pouvait enfin "relever la tombe" avec de magnifiques conques de lambis ou de pierres "roch".

La durée du deuil était fonction du degré de parenté ou de l'amitié qui liait au mort. Elle variait entre 1 et 5 ans.
Les aînés pensent que depuis bien des choses on changé et que si l'on n'y prend garde, les Antilles serons un jour privées d'un authentiques élément de leur culture

"LE RITUEL FUNERAIRES AUX ANTILLES" 


 

 

 



Glitter Graphics

Fairy Glitters

Actimonde
annuaire francophone Actimonde. Locations vacances Immeo Immobilier France vacances particuliers vacances Europe annonces vacances petites annonces gratuites
Annuaire Francophone

www.meilleurduweb.com : Annuaire des meilleurs sites Web. publimaxi.com: affichez vos sites au maximum ! !

Annuaire Tout@L'oeil - Voltzenlogel.Net

Mon Page Rank - Annuaire

caraibes antilles caraibes antilles caraibes antilles DomTomFr GUADELOUPE Consultez le forum

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site